Description du pays
Haïti est situé dans la partie ouest de l’île d’Haïti (ou île d’Hispaniola) qu’il partage avec la République dominicaine (partie est). C’est la seconde plus grande île des Grandes Antilles après Cuba, situé à moins de 100 km au nord‑ouest. Le relief est très accidenté; le mot Haïti provient d’ailleurs d’un mot indien signifiant terres montagneuses.
L’agriculture reste l’activité économique la plus importante : plusieurs Haïtiens travaillent dans des grandes plantations de café, de coton ou de sisal appartenant principalement à des compagnies étrangères.
Population :
En 2006, on estimait à 8,4 millions la population d’Haïti, elle vit majoritairement en campagne. Toutefois, beaucoup de gens migrent vers les villes à la recherche de travail. La capitale Port‑au‑Prince, où l’extrême pauvreté côtoie l’opulence, regroupe près de deux millions d’habitants.
La moitié de la population haïtienne est âgée de moins de 21 ans et plus de la moitié des foyers du pays ont une femme pour chef.
Histoire :
C’est lors de son premier voyage en Amérique en 1492 que l’explorateur Christophe Colomb découvre Haïti. Il l’appelle alors Hispañola ce qui signifie « La petite Espagne ». L’île est alors peuplée d’environ 100 000 autochtones, les Arawaks. Ils appellent leur île « Haïti » ce qui signifie terres montagneuses.
Assoiffés de métaux précieux, les colons espagnols établissent leur domination sur les Arawaks et les assujettissent au travail forcé. En moins de 50 ans, la population autochtone est décimée par les mauvais traitements et les maladies. Les Arawaks sont bientôt remplacés par des esclaves noirs achetés en Afrique. Puis, fatigués de l’oppression dont ils sont victimes, les esclaves noirs se révoltent et proclament la première république noire du monde, le 1er janvier 1804.
Toutefois, une série de coups d’État militaires, de révoltes rurales, de soulèvements populaires coloreront l’histoire d’Haïti depuis son indépendance. Puis, Haïti connaîtra une terrible dictature mise en place par François Duvalier et continuée par son fils pendant près de 30 ans. En 1986, le peuple réussira à se débarrasser de la dictature de Duvalier et élira, en 1990, Jean‑Bertrand Aristide considéré comme l’espoir des pauvres. Ce dernier devra s’enfuir aux Etats‑Unis mais reviendra à la tête du pays par la suite en réprimant sévèrement toute opposition. Actuellement, René Préval est président et des soldats de l’Organisation des Nations Unies ont été déployés pour tenter de rétablir le calme et la sécurité.
Culture :
La culture haïtienne est un savant mélange des cultures française, espagnole et africaine. Pratiquement toute la population haïtienne parle le créole haïtien comme langue maternelle et le français est parlé par moins de 10 % de la population même si ces deux langues sont considérées comme officielles. Les religions les plus pratiquées sont le catholicisme, le protestantisme et le vaudou. Le vaudou est un culte animiste (selon laquelle la nature est régie par des âmes ou esprits, analogues à la volonté humaine) originaire d’Afrique. En Haïti, le style musical que l’on entend le plus souvent est nommé « compa ».
Problématiques :
Il y a beaucoup de corruption chez les gens au pouvoir et une culture de l’impunité est répandue en Haïti. Il y règne trop souvent un climat de peur et d’insécurité. Généralement, ce sont les femmes et les jeunes filles qui en souffrent. Une étude montre que sept femmes sur 10 ont été victimes de violence et que dans 37 % des cas il s’agit de violence sexuelle
A Haïti, 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et plus de la moitié de la population est sans emploi. Beaucoup d’Haïtiens et d’Haïtiennes ont quitté l’île à cause de la misère, de la dictature, de la violence ou simplement pour étudier ou travailler. Ils ont trouvé refuge principalement aux États‑Unis, dans le reste des Antilles, en Europe et au Canada. Le pays perd ainsi de nombreuses personnes qualifiées. Une faible partie de la population a accès aux services sociaux de base et moins de 10 % des logements sont connectés à un service de distribution d’eau. Beaucoup d’enfants ne fréquentent pas l’école pour différentes raisons et de nombreux Haïtiens ne savent ni lire ni écrire ce qui n’aide pas le peuple à se sortir de la pauvreté.
Enfin, le peuple haïtien est confronté à des problèmes environnementaux tels que les sols moins fertiles, les sécheresses, les inondations, les ouragans ainsi que la déforestation. Le déboisement systématique pratiqué en Haïti depuis quelques décennies met à nu la plupart de ces montagnes qui perdent de leur terre cultivable à chaque averse. Cela entraîne évidemment de lourdes conséquences telles que l’érosion, des inondations, des éboulements, des sécheresses et une misère accrue.
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